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THE SHEKHAWATI PROJECT

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CÉCILE CHARPENTIER

HEAD OF THE PROJECT

cecile.charpentier@wanadoo.fr

Interview with Jean Pouvelle

May 21, 2017

 

INTERVIEW

JEAN POUVELLE, PRESIDENT OF THE SHEKHAWATI PROJECT

 

How did you come to be interested in the Shekhawati region ?

 

Ever since my first trip to India in 1980, my fascination with the country has never waned. My wife and I had already travelled extensively on the sub-continent over the years when, early in the 21st century, some arts students at Reims University asked me if I would organise some study trips for them. It was thus that, wishing to take  them off the beaten tourist track, it occurred to me that it would be a good idea to travel with them to discover a little-known region, Shekhawati.

Once there, we were all struck by the desolate grandeur of the havelis, the mansions abandoned by the wealthy Marwari merchants, and saddened by the decrepit state in which we found a number of these magnificent monuments. I was fascinated by them and returned several times on subsequent visits to India, haunted by an idea : what could be done to save at least a few of these masterpieces ?

 

So when did you really get involved with the Shekhawati cause ?

 

Two chance encounters affected the course of my life. First of all, Nadine Le Prince in 2013. She was looking for someone to run the haveli and the Cultural Centre during the months when she was back in France. That is how in 2014 I took charge of this beautiful place for a few months, and began to get more familiar with the region and all its artistic riches, and start, in my humble way, to spread the word about the necessity of preserving the frescoes of Shekhawati.

In January 2015 I met Ilay Cooper, the British author of definitive works on the region. Ilay and I soon agreed on a twofold necessity : that he should update his book, The Painted Towns of Shekhawati, and that I should translate it into French (Les Villes Peintes du Shekhawati). The two books will be published simultaneously in July by Prakash Books, (Delhi). In this way I felt that I would be contributing to the promotion of cultural tourism in the area, and consequently to the protection of its most beautiful buildings.

 

How did you come to be part of « The Shekhawati Project » ?

 

There again, a series of fortuitous meetings. In 2016, as a guest of the present owners of Le Prince Haveli, Joël and Shelley Cadiou, I met Cécile Charpentier and Tessa Zerbib, then Giovanna Carravieri and Anthony Pontabry. The interest shown by these great international conservation experts in the mural paintings of Shekhawati only served to strengthen my belief that this heritage had to be saved for posterity. Furthermore, they convinced me that it was paramount that young Indians be trained in ethical restoration and conservation, with the aim of starting a diploma course in the subject at a local university. This is how the « Shekhawati Project » and our collaboration with Mody University in Laxmangarh began.

 

How do you see the future of the painted buildings of Shekhawati ?

 

The creation of a university training centre with training workshops at Le Prince Haveli and afterwards at other havelis should make it possible to raise awareness among haveli owners as well as the local authorities. We are already seeing signs of a change of attitude concerning this heritage.

My great hope lies in the fact that we have been joined by several young Indian women – some of whom have their roots in the region - who are already qualified in conservation and who have brought their expertise and intelligence  to the project, on which they have been working enthusiastically. They know that these havelis must not remain decrepit empty shells, but that they can be adapted for a modern lifestyle without the possible architectural modifications causing harm to their harmony and authenticity. Some havelis could become hotels, museums or training centres, or indeed simply extremely pleasant places to live. They could be transformed into business centres without spoiling the beautiful setting. The painted buildings of Shekhawati are part of world heritage : once restored they can bring a certain degree of prosperity to the region. This positive evolution will be possible only through the efforts of everyone concerned.

 

 

 

 

ENTRETIEN AVEC JEAN POUVELLE, PRÉSIDENT DE L'ASSOCIATION "THE SHEKHAWATI PROJECT"

 

D’où vient votre intérêt pour le Shekhawati ?

 

Depuis mon premier voyage en 1980, ma fascination pour l’Inde ne s’est jamais démentie. Mon épouse et moi avions déjà effectué un certain nombre de périples à travers une grande partie du sous-continent quand, au début des années 2000, des étudiants en Lettres de l’Université de Reims m’ont demandé d’y organiser pour eux des voyages d’étude. C’est ainsi que, dans le souci de leur faire découvrir autre chose que les hauts lieux touristiques, j’eus l’idée de les emmener dans une région marginale, un peu perdue, le Shekhawati.

Là, nous avons tous été saisis par la grandeur mélancolique des havelis, ces demeures abandonnées par les riches marchands marwaris, et attristés par l’état de délabrement de certains de ces somptueux monuments. La fascination m’y fit revenir, année après année, avec cette idée lancinante : Que faire pour sauver, au moins quelques-uns de ces chefs-d’œuvre ?

 

2. De quand date votre engagement pour la cause du Shekhawati ?

 

Il y eut deux rencontres fortuites qui ont changé le cours de mon existence. D’abord Nadine Le Prince, en 2013. Elle cherchait quelqu’un à qui confier la gestion de sa haveli et de son Centre Culturel durant les mois où elle devait rentrer en France.

C’est ainsi qu’en 2014, j’ai pris quelque temps en charge cette belle demeure et que j’ai pu me familiariser un peu plus avec la région et ses richesses artistiques, tout en contribuant – modestement – à la diffusion de la ‘bonne parole’, celle de la préservation des fresques du Shekhawati.

En janvier 2015, il y eut une deuxième rencontre décisive, avec Ilay Cooper, auteur des ouvrages qui font autorité sur le Shekhawati. Avec Ilay, nous sommes tombés d’accord sur une double nécessité : pour lui de rédiger une nouvelle version de The Painted Towns of Shekhawati, pour moi d’en faire la traduction française (Les Villes peintes du Shekhawati). Les deux ouvrages paraîtront simultanément en juillet 2017 chez Prakash Books (Delhi). Il m’a semblé alors que j’allais contribuer à la promotion d’un tourisme culturel dans la région et, par là même, à la sauvegarde de ses plus beaux édifices.

 

Comment êtes-vous ‘tombé’ dans « The Shekhawati Project » ?

 

Là encore, il y eut une série de rencontres fortuites et heureuses. En 2016, invité par les actuels propriétaires de Le Prince Haveli, Shelley et Joel Cadiou, j’ai fait la connaissance de Cécile Charpentier et Tessa Zerbib, puis de Giovanna Carravieri et Anthony Pontabry. L’intérêt que ces grands spécialistes internationaux manifestaient pour les peintures murales du Shekhawati me conforta dans l’idée que ce patrimoine devait être sauvé. Par ailleurs, ils me firent appréhender la nécessité de former des jeunes Indiens à la conservation et restauration éthique, avec, à terme, la création d’un cursus diplômant dans une université locale. C’est ce qui motiva la création du « Shekhawati Project » et notre démarche de collaboration avec l’Université Mody de Laxmangarh.

 

Quel avenir voyez-vous pour les demeures peintes du Shekhawati ?

 

La création d’un centre universitaire de formation, avec ses ateliers-écoles à Le Prince Haveli, puis dans d’autres demeures, devrait nous permettre de sensibiliser certains propriétaires de havelis et responsables locaux. Il existe déjà quelques signes d’un changement d’attitude face à ce patrimoine.

Mon grand espoir réside dans le fait que plusieurs jeunes Indiennes diplômées, dont certaines sont originaires de la région, nous ont rejoints, travaillant avec enthousiasme et intelligence à notre projet. Elles savent que ces havelis ne doivent pas rester des coquilles vides et délabrées, mais peuvent être adaptées à la vie moderne sans que les modifications architecturales n’en détruisent l’harmonie et l’authenticité. Certaines havelis peuvent devenir hôtels, musées, centres de formation ou simplement redevenir des lieux de vie particulièrement agréables. Elles peuvent être transformées en centres d’affaires sans que leurs beaux décors ne soient gâchés. Les édifices peints du Shekhawati appartiennent au patrimoine mondial : restaurés, ils peuvent apporter une certaine prospérité économique à la région. Cette évolution positive ne sera possible qu’avec les efforts de tous.

 

 

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